Chapitres 13 à 15
Face à la cathédrale d’Orléans en feu, le groupe découvre que la ville est le décor d’une guerre civile qui oppose miliciens d’extrême droite et gens de couleur.
En voulant sauver un jeune noir d’une mort certaine, ils sont traduits devant Mado, la femme du Colonel de la garnison, qui elle seule peut décider de leur sort.
J’entends déjà des voix gronder sur ces chapitres. Pourquoi va-t-on sur ce terrain, qu’est-ce que cette nouvelle intrigue pseudo-politique qui vient s’ajouter aux nombreuses questions qui restent en suspens.
J’ai moi aussi, au premier abord été surpris que l’on se dirige dans cette direction, qui plus est, en trois chapitres consécutifs, construction à laquelle nous n’étions pas habitués. Et 3 chapitres pour planter une Révolution para-militaire, ce n’est finalement pas du luxe tant ce contexte est capital.
Au début j’ai donc moi aussi pensé qu’on s’égarait, qu’on digressait. Puis finalement, force est de constater 2 choses.
En premier lieu, tout roman d’anticipation fait état de la structure politique de la période évoquée. Plus qu’un code, et cela rejoint l’une des premières réponses de William à un de mes commentaires, la structure politique et le climat d’instabilité révèle les désarrois d’une société. C’est donc mine de rien assez peu surprenant que l’on vive l’arrivée de ces milices.
Deuxièmement, il fallait bien que la mort de Sarkozy serve à quelque chose. C’est chose faite. On comprend alors aisément qu’une absence de pouvoir politique et une instabilité économique et sociale mènent à la prise du pouvoir par les armes.
Bref, j’ai cru deux secondes qu’on se perdait un peu mais finalement, c’est d’une logique assez implacable.
Merci au passage pour cette « grande fresque » et félicitations aussi pour les descriptions qui se fouillent. Les décors, les ambiances, les sons, les images, les couleurs. On a des cliquetis, des odeurs de brûlé, de la peau recouverte par les cendres, des tics bruyants de personnages, ça « vit » beaucoup plus.
Niveau personnages, pas grand chose de neuf si ce n’est Clément qui reprend un peu de charisme perdu dans les derniers chapitres et Laure qui s’efface un peu.
Ils étaient armés, il était donc logique qu’un jour ou l’autre, ils en fassent usage. Le fait de faire de Guillaume un meurtrier va peut-être parvenir à donner davantage d’aspérités au personnage. L’avantage est que le regard du lecteur ne change pas particulièrement, c’est l’avantage de le faire tuer une milicienne et non un civil. Néanmoins, cela va le marquer dans les prochains chapitres. Il est impensable que cela ne le bouleverse en effet pas.
C’est là que j’ai donc une petite doléance.
Guillaume étant aussi le narrateur, à la place de son propre apitoiement, pourrait-on avoir plutôt la description de son état psychologique soit via les notes de Laure, soit par ses actes, ses répliques mais ce serait génial d’éviter l’introspection sirupeuse de Guillaume vu par Guillaume qui risquerait de rompre le rythme du livre.
Sinon, on notera la phrase phare de ces chapitres : » Soldat Hervaud, tais-toi ! Tu n’as pas autorité pour t’exprimer sur le sujet ».
Et vu que je me trompe à chaque fois que j’essaie de voir où l’on va dans les prochains chapitres, j’abandonne toute tentative de projection.
A la prochaine,
Merci Olivier. Sincèrement.
« Soldat Hervaud, tais-toi ! Tu n’as pas autorité pour t’exprimer sur le sujet » est un clin d’oeil à quelqu’un que j’aime bien !
Pour le reste, oui, nous avons un peu changé la structure, histoire de surprendre un peu. Juste un peu. Guillaume n’est pas sirupeux, nomého, il est comme Tintin : un brave type dépassé par les évènements.
:p
Merci !!
Sans que ce soit automatique, c’est clair que la question politique, et l’émergence de milices dans un pays en décomposition est logique.
Je l’avais vu ailleurs, mais je trouve intéressant de tester les réactions de mecs « normaux » face à un retour à plus de « sauvagerie ». Et la réaction de Guillaume face à l’exécution du jeune noir est plutôt inhabituelle finalement. (il s’en sort bien un peu facilement d’ailleurs…)
Ca n’a pas l’air d’être son cas, mais c’est à se demander s’il n’a pas l’étoffe pour fédérer du monde et recréer une communauté quelconque pour survivre au chaos…
J’attends la suite avec impatience !
@william On a reconnu le clin d’oeil ne t’inquiète pas ;). Tintin est sirupeux aussi non ? Mais c’est pas un reproche, je suis comme ça aussi ^^. Et « je t’en prie »²
Surprise sans l’être vraiment… Honnêtement ce « terrain » là ne m’emballe pas trop même s’il fallait effectivement s’y attendre… Mais ayant été militaire je trouve que ce n’est pas une superbe image de l’armée qui est donné là, et en allant même plus loin l’image de cette milice est très nazie, ce que je regrette… La devise de l’armée est servir et protéger et non pas exterminer… Je suis assez blessée de ce qui est rendue comme image mais j’attends avec impatience les explications du pourquoi du comment de cette image… Le roman se fait plus « visuel » grâce aux détails donnés et on peut peut-être entre apercevoir le passé de Clément. Je pense également que Guillaume va être perturbé mais il va certainement prendre le dessus et qui saitpeut-être grâce à Clément!!
@Marie : Attention, ce n’est pas une armée régulière ! Loin de là ! Nous aurons l’occasion de rencontrer des gendarmes bien plus patriotes dans pas longtemps :)
@JS : Il s’en sort bien mais il est pas passé loin du drame.
Excellent! Notre devoir de réflexion est mis à l’épreuve!!!!
Comme je le pensais, Clement prend les choses en main car c’ est au départ un fugitif! Guillaume est sûrement terrifié d’ avoir tué une femme.
Louis va faire partie du voyage! ???
2 solutions:
l’équipe se soude et on continue notre voyage avec d’ autres aventures
L’équipe se divise et là on a pas fini de ??? rigoler!
Vous avez sûrement déjà votre idée!
C’est là le truc!
Vous écrivez en fonction de notre partage, mais l’histoire est déjà terminée dans votre tête!
Cela ne fait rien, l’aventure me plait toujours!!!
MERCI